La reconversion des friches industrielles, enjeu de l’aménagement urbain
Afin de maîtriser l’étalement urbain, les collectivités territoriales peuvent reconvertir d’anciennes friches industrielles.
Ces projets de reconversion permettent de dégager de réelles opportunités foncières, tout en préservant les espaces naturels ou agricoles.
Les entreprises publiques locales, SEM ou SPLA, sont des outils pertinents pour mener ces projets dans des conditions optimales.
L’accélération de l’étalement des villes a donné naissance à des enclaves industrielles au sein du tissu urbain. Ces friches sont « de véritables gisements de terrains à bâtir » note Jean-Marie Bernard, responsable du Département aménagement de la Fédération des Entreprises publiques locales (EPL).
Mais ces friches ont pour la plupart été contaminés par les activités passées.
Elles doivent faire l’objet d’opérations de dépollution.
Le processus de réaménagement a été défini dans une circulaire du 8 février 2007, qui introduit deux démarches, l’interprétation de l’état des milieux (IEM) et le plan de gestion.
La loi Grenelle 2 prévoit quant à elle que les risques de pollution des sols soient pris en compte dans les documents d’urbanisme.
Or cette dépollution augmente le coût du terrain et peut être un frein aux projets d’aménagement.
Les collectivités locales ont la possibilité de mener ces opérations en régie ou grâce à une concession d’aménagement à un opérateur privé. En ayant recours à une structure d’économie mixte, elles disposent d’un outil d’aménagement qu’elles contrôlent.
« Les SEM ont l’efficacité du secteur privé et le souci de respecter la politique urbaine de l’agglomération pour laquelle elles agissent Cela permet notamment de réserver une part de logements sociaux dans les programmes dédiés à l’habitat », explique Jean-Marie Bernard.
Les modèles des EPL bénéficient de plus de souplesse et ont la possibilité de recruter des profils très variés ou de faire appel à des cabinets d’études spécialisés pour mener à bien les missions de dépollution, d’aménagement ou de reconstruction des friches urbaines polluées.
La réutilisation des friches industrielles impose d’avoir une vision d’ensemble. Si la résorption des sites désaffectés permet de limiter l’expansion des villes, leur exploitation n’est pas toujours pertinente.
« La tendance est d’agir en fonction des opportunités foncières qui se présentent, il est pourtant préférable, dans certains cas, de densifier des quartiers existants, mieux desservis et dotés de tous les équipements publics nécessaires : voiries, moyens de transports, écoles et services », conclut Jean-Marie Bernard.
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