Les études sur les conditions de travail des aides à domicile se sont attachées, jusqu'à présent, à l'aspect qualitatif. La Drees a donc décidé de réaliser, en 2008, une enquête d'ordre quantitatif auprès de 2 589 aides à domicile.

L'étude se compose de trois articles. Le premier aborde la pénibilité au travail et les risques d'épuisement professionnel. Les difficultés sont analysées par type (physique ou psychique) selon leur cause et mises en regard avec le profil des salariés (prestataire, direct, mandataire ou mixte). Il semble que les salariés directs ressentent moins de pénibilité que leurs collègues prestataires, ce qui peut s'expliquer par le fait qu'ils choisissent leur public.

La résolution des problèmes passe par un responsable dans le cas des prestataires et par un dialogue avec l'entourage ou la personne aidée dans le cas des salariés directs. L'échange entre collègues est de proportion à peu près égale dans les deux types de salarié (autour de 20 %).

Le deuxième article aborde le temps de travail (« un régime temporel non stabilisé ») et le troisième l'organisation du travail.

A LIRE AUSSI :

> Service à la personne : plus rentables qu'on ne le croit