Au 1er janvier 2013, une nouvelle règlementation thermique s’appliquera au secteur de l’immobilier.

La RT 2012 impose des économies d’énergies trois fois plus importantes qu’auparavant. Face à ce saut qualitatif, les promoteurs immobiliers se disent prêts.  

Les promoteurs immobiliers sont-ils prêts à appliquer la norme règlementation thermique 2012 (RT 2012) ? Cette dernière est déjà obligatoire depuis le 28 octobre 2011 pour les locaux d’enseignement et de petite enfance ainsi que dans certaines zones sélectionnées par l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine). Elle doit faire passer la consommation d’énergie des bâtiments de 150 kWh/m²/an (RT2005) à moins de 50 kWh/m²/an. A partir du 1er janvier 2013, la RT 2012 s’appliquera à toutes les nouvelles constructions. Selon les prévisions de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), la norme pourrait concerner 100 000 nouveaux logements.

Des normes déjà appliquées

D’après Novethic (Centre de recherche sur l'Investissement Socialement Responsable et la Responsabilité Sociale des Entreprises), les promoteurs immobiliers sont prêts à appliquer la RT 2012. Selon une de ses études, sept constructeurs sur huit ont déjà intégré ces nouveaux critères dans leurs programmes de logements.

« Nous avons ainsi des opérations pilotes pour lesquelles nous sommes même en deçà des 50 kWh/m²/an qui seront exigés » confirme Maxime Lanquetuit, responsable du développement durable au sein du groupe Altarea Cogedim.

Même son de cloche chez Panhard Réalisations : « Passer aujourd’hui à la RT 2012 n’est donc pour nous que la concrétisation de tout le savoir-faire que nous avons accumulé » estime Christian Kopp, le directeur général du groupe.

Un surcoût de 3 à 9% par rapport à l’ancienne norme

Pour autant, même si les promoteurs affirment se tenir prêts, passer à la norme RT 2012 ne se fera pas sans souci, notamment en termes de coût.

En effet, cette norme est drastique au niveau de l’isolation : triple vitrage, interdiction du chauffage électrique, etc. Le surcoût pour l’utilisation de nouveaux matériaux pourrait ainsi atteindre 15% selon certains.

Mais ce dépassement mérite d’être remis en perspective. Selon une étude  réalisée par Cerqual, l’organisme certificateur du groupe Qualitel, les bâtiments « verts » se vendent plus vite et plus cher, de l’ordre de 3 à 9%. La concurrence avec les constructions anciennes, non soumises à la nouvelle règlementation, pourrait également freiner une trop grande hausse des prix.

 

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