Le principe de la cobotique ou robotique collaborative est d’associer les capacités d’un robot et les savoir-faire d’un homme. Véritable assistant au service de l’opérateur, le cobot apporte force, précision et répétition, là où l’utilisateur apporte son savoir-faire, ses capacités d’analyse et de décision.

Très présents dans les secteurs de l’automobile, du transport terrestre, de l’agroalimentaire ou encore dans le secteur de la santé, les cobots ont vocation, de plus en plus, à s’étendre à d’autres domaines. Exosquelette, cobot chirurgical, robot collaboratif pour améliorer les conditions de travail, les applications sont multiples.

La  robotique collaborative qui apparaît  comme un moyen de réindustrialiser la France, accuse toutefois un certain retard par rapport à ses voisins européens. Certains pointent les difficultés des usines françaises vieillissantes, peinant à se moderniser, alors même que les robots représentent des gains de productivité conséquents.

Pourtant, la recherche et le développement sur la cobotique est en plein essor, et les innovations françaises se multiplient, à l’image du groupe bordelais GT Logistics et de son cobot Sawyer. Si l’industrie 4.0 est en marche, reste donc à savoir comment la France investira ces nouvelles technologies…

 

Le cobot : l’assistant de demain

De la réalité augmentée aux cobots, ces nouvelles technologies  pourront à l’avenir réduire la pénibilité au travail, accroitre la force physique et même améliorer les capacités cognitives. Contrairement au robot, le cobot est  un assistant dénué de toute autonomie, qui permet de soulager l’opérateur dans ses tâches les plus pénibles. Les secteurs d’activité les plus exigeants physiquement pourraient être les premiers intéressés, à l’image de l’Armée qui développe d’ores et déjà des exosquelettes. À  lire sur Voxlog.fr

 La cobolution à l’aune de la 4è révolution industrielle

En 2013, Angela Merkel développe le concept d’industrie 4.0. Popularisé dans le monde entier, ce terme témoigne d’une prise de conscience. Dans un contexte d’internationalisation des échanges, la cobotique et plus largement les objets connectés apparaissent comme des vecteurs d’innovation et de performance permettant au secteur industriel de rester concurrentiel. À lire sur Lesechos.fr

Le retard français

Un parc industriel vétuste, des PME frileuses à investir dans la robotique : c’est le constat morose de l’association européenne pour la recherche dans les usines futures (EFFRA). La robotique permet pourtant d’accélérer la productivité de 10 % à 25 % et de diminuer les coûts sociaux de 30 %. Pour les professionnels du secteur, le retard n’est pas dramatique mais la question doit apparaître à l’agenda politique. À lire sur Lopinion.fr

Bordeaux, à l’avant-garde de la robotique collaborative

Le groupe bordelais GT Logistics s’impose comme un acteur majeur de la robotique collaborative en France. Son président Éric Sarrat vient en effet de racheter un tiers du capital de la start-up française Humanrobotics, le distributeur exclusif des cobots américains Baxter et le dernier né Sawer. L’entreprise bordelaise au chiffre d’affaire de 59 M€ va donc commercialiser Sawer. Elle  apporte son expertise et sa connaissance du milieu industriel afin d’accompagner les entreprises dans leur organisation logistique de production. À lire sur Latribune.fr

La cobototique : entre fascination et inquiétude

Frédéric Alexandre, ingénieur en informatique et directeur de recherche à l’INRA, revient sur ces technologies qui fascinent autant qu’elles inquiètent. Pour ce chercheur, la cobotique n’est rien de moins qu’une nouvelle extension du corps humain, à l’image des ordinateurs ou des calculatrices. Les inquiétudes que soulève l’intelligence artificielle lui semblent infondées, pour le moment. Pour l’heure, la cobotique se limite à une intelligence logique combinatoire, plus qu’à une intelligence de type empathique et sensorielle. Les garde-fous doivent donc plutôt concerner les producteurs de ces nouvelles technologies. À lire sur Latribune.fr

Le salon international de la robotique : Innorobo 2016

Le salon qui fait le tour de l’Europe chaque année, prend ses quartiers à Paris du 24 au 26 mai 2016. Pour la version 2015 on se souvient d’Hercule, l’exosquelette commercialisé par RB3D ou encore la technologie de la start-up Sybot visant à sécuriser les mouvements du cobot, grâce à une légère pression de l’opérateur. Le salon compte bien attirer les PME, mettant en avant la flexibilité et le faible coût des cobots par rapport aux robots. À lire sur Industrie-Techno.com

  

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