Précédemment administrateur puis actionnaire de la BeAM depuis sa création en 2012, c’est Emeric d’Arcimoles qui en assure la présidence depuis février 2016. L’ancien PDG de Turbomeca et Microturbo, (deux filiales du groupe Safran) a toutes les raisons de s’impliquer dans le développement de  cette start-up. Leurs principaux clients – Safran et Chromalloy, des mastodontes de l’industrie aéronautique - leur permettent dès 2014 de faire décoller leurs ventes pour devenir les leaders européens de la CLAD (Construction Laser Additive Directe).   

Une technologie prometteuse

Plusieurs secteurs (aéronautique, défense, nucléaire, médical, industrie ferroviaire, etc.) travaillent déjà avec cette technologie de pointe. Dans l’aéronautique, des pièces à haute valeur ajoutée comme les turbines de turboréacteurs ou les moteurs peuvent à présent être réparées ou même améliorées. Pour Emeric d’Arcimoles, « C’est une vraie révolution qui va aider les constructeurs et les compagnies aériennes à réduire considérablement leurs coûts d’utilisation et à gagner en compétitivité ».

Le marché américain en ligne de mire

Alors qu’il reste encore relativement méconnu en Europe, le marché de la réparation par fabrication additive métallique est déjà bien implanté aux Etats-Unis. La longueur d’avance de BeAM permet à ses actionnaires de se positionner en concurrence directe avec les plus grands groupes américains. Ils prévoient d’ouvrir une filiale aux États-Unis, et d’y installer leur site de production.

S’imposer comme le leader mondial

Capter un tiers du marché et générer 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020, telles étaient les hypothèses formulées pour BeAM par Emmanuel Laubriat lorsqu’il en assurait encore la présidence. Pour son successeur, le défi à court terme sera de limiter les dépenses de recherche et développement en s’appuyant sur les centres de recherche universitaires. Des discussions sont notamment en cours avec l’École Polytechnique.

Une levée de fonds spectaculaire

Après une première levée de fonds de 3 millions d’euros en 2014, BeAM fait un second tour de table et double sa mise la semaine dernière. Les grands industriels et actionnaires de BeAM, Philippe Varin, Hervé Guillou et Frédéric Sanchez s’associent avec trois business angels : Jacques Barillot-Creuzet, Jean-Pierre Deau et Mme Carayon  entrent ainsi au capital afin d’accélérer le développement de la start-up en France et à l’international. 

   
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