Ils sont les chantres de l’économie collaborative, mais pèsent des milliards en bourse. Les quatre géants de la Silicon Valley – Netflix, Airbnb, Tesla et Uber-, ont su s’imposer comme des acteurs incontournables de l’économie numérique. La clef de leur réussite ? Proposer de nouveaux services et inventer de nouveaux usages qui contournent les intermédiaires traditionnels.

Pour le consommateur, nul doute, ces « big four » sont une aubaine : profiter immédiatement des meilleurs services, aux prix les plus bas et en seulement quelques clics. D’ailleurs, dans cette « économie à la demande », c’est le consommateur-entrepreneur qui est au centre de tout : les particuliers s’improvisent chauffeurs, logeurs et bientôt producteurs d’énergie avec Tesla.

Les plus optimistes y voient une façon d’exploiter des ressources autrefois inutilisées, d’autres plus sceptiques, une hypermarchandisation des relations sociales. Les « big four » remettent en tout cas en question nos modèles – économiques et sociaux-, mais posent aussi la question de la souveraineté des États à l’heure du big data.

 

La disruption numérique comme business model

Le point commun des Natu ? Chacun de ces quatre acteurs se caractérise par la disruption. Tesla et ses véhicules 100 % électriques, autonomes et à énergie propre, Netflix qui transforme le vidéo club de quartier en supermarché média, ou encore Uber et Airbnb avec leur plateforme, dont le business model repose sur les échanges entre particuliers. Quatre disruptions réussies qui tiennent à la qualité des services proposés, à l’agilité et à l’innovation. À lire sur Keley-consulting.com

Les Natu, créateurs de nouveaux usages

Ils bousculent et contournent les secteurs traditionnels – hôtellerie, transport, automobile, télévision-, et font exploser les monopoles. Pour Frank Rosenthal, expert en marketing du commerce « ces acteurs ne cherchent pas à prendre des parts de marché à leurs concurrents mais ils ouvrent et décloisonnent le marché ». La valeur ajoutée de leurs services repose finalement sur la création de nouveaux usages. À lire sur Lsa-conso.fr

« Economie du partage : les limites d’une utopie »

Dans l’économie du partage, les valeurs portées par Airbnb et Uber créaient il y a encore peu de temps un enthousiasme participatif : louer plutôt qu’acheter, échanger plutôt que gâcher. Cette utopie des débuts laisse place à des inquiétudes sur les dérives de cette économie numérique. La précarisation du travail, l’absence d’intermédiaires de confiance ou encore, le quasi-monopole de ces plateformes posent la question de l’encadrement juridique de ces nouveaux modèles. À lire sur Lesechos.fr

Capitalisme numérique : les Natu ringardisent le vieux monde

Le phénomène des Gafa puis des Natu engendre une mutation profonde de nos modèles économiques et sociaux. En marchandisant ce qui relevait du partage gratuit, Airbnb ou Uber se passent de locaux et de salariés, transférant le risque vers des travailleurs indépendants ou des particuliers. Ils ringardisent des acteurs historiques en proposant des services de qualités à des prix défiants toute concurrence. À lire sur Rue89.nouvelobs.com

Le numérique, nouvel instrument de souveraineté des États?

Netflix, Airbnb, Tesla, Uber mais aussi le quatuor des Gafa et Internet sont tous des outils numériques développés par des entreprises américaines. Ils s’imposent comme des instruments de souveraineté consacrant les États-Unis comme superpuissance digitale. Au-delà de l’aspect économique de ce mouvement, l’enjeu est aussi politique, soulevant des questionnements sur l’extraterritorialité des lois américaines et l’accès aux métadonnées. L’Europe, de son côté, mise sur le développement d’une stratégie industrielle numérique – notamment avec le concept d’industrie 4.0 – pour rattraper son retard. À lire sur Lenouveleconomiste.fr

« Bruxelles décidée à mettre fin au flou juridique de l’ubérisation »

Le 1er juin, la commission européenne se penchera sur le dossier de l’économie de partage pour éclaircir les questions concernant la taxation, l’emploi et la protection des consommateurs. Suite aux nombreux contentieux entre les Etats membres et ces entreprises, le but est de faire appliquer les règlementations européennes. La question de l’ubérisation de l’énergie sera également abordée. À lire sur Euractiv.fr

À lire aussi :

#1 Le tour de la question - Rebondir après l’échec
#2 Le tour de la question : la génération Z
#3 Le tour de la question : l’économie collaborative
#4 Le tour de la question : ESS et Ecologie
#5 Le tour de la question : l’esprit start-up
#6 Le tour de la question : l’industrie du futur
#7 Le tour de la question : TEE et croissance verte
#8 Le tour de la question : le bore-out
#9 Le tour de la question : le secteur aéronautique
#10 Le tour de la question : PEPITE et les étudiants-entrepreneurs
#11 Le tour de la question : l'uberisation
#12 Le tour de la question : l'holacratie
#13 Le tour de la question : À quoi peuvent servir les drones ?
#14 Le tour de la question : e-commerce, l'ère de la maturité ?
#15 Le tour de la question : l'innovation publique
#16 Le tour de la question : la troisième révolution industrielle
#17 Le tour de la question : l'entrepreneuriat culturel
#18 Le tour de la question : la robotique
#19 Le tour de la question : le goodvertising
#20 Le tour de la question : les externalités
#21 Le tour de la question : l'agriculture urbaine
#22 Le tour de la question : l'entrepreneuriat féminin
#23 Le tour de la question : le big data
#24 Le tour de la question : les industries créatives
#25 Le tour de la question : la cobotique
#26 Le tour de la question : les contrats à impact social
#27 Le tour de la question : les tiers-lieux
#28 Le tour de la question : la blockchain
#29 Le tour de la question : le management 3.0
#30 Le tour de la question : l'obsolescence programmée
#31 Le tour de la question : la e-santé