Tout commence en 1960 lorsque Douglas Mc Gregor explicite sa théorie de la performance dans « Human Side of Entreprise ». Pour être plus efficace et épanoui au travail, l’individu doit trouver du sens à ce qu’il fait, être plus libre, plus autonome, et enfin prendre du plaisir. L’entreprise devient donc un lieu de développement personnel permettant de libérer sa créativité.

Depuis, des start-up de la Silicon Valley, aux  géants comme Google innovent dans ce management « humaniste ». Ne parlez pas d’entreprise chez Google mais de « campus » : Terrain de volley, grands espaces verts, chiens, poussettes, espaces de travail cosy, collaborateurs en jeans-basket, etc. Tout est fait pour que l’employé se sente « comme à la maison ».

Une tendance de fond qui se ressent jusque dans les entreprises françaises. Un modèle plus épanouissant ? Pas si sûr répondent certains, qui craignent dans ce surinvestissement des individualités, un brouillage dangereux.

Management 3.0 : mode d’emploi

Pour Alban Dalle, coach agile chez Octo Technology, le management 3.0 ne se décrète pas. Pour y parvenir, il y a cependant trois process à mettre en place : instaurer un climat de confiance, horizontaliser la prise de décision et enfin, cultiver la motivation des salariés. Il s’agit donc de concevoir un autre rapport à la collaboration et à la prise de décision, marqué par le partage, la transparence et la culture du feedback. À lire sur Chefdentreprise.com

Leadership positif : ce que disent les neurosciences 

Plus on est en confiance, plus on est heureux et mieux on travaille. Les connaissances en matière de neuroscience font leur entrée dans le monde de l’entreprise. L’empathie, les émotions positives ou encore la coopération sont ainsi quelques-uns des traits caractérisant le “leadership positif”. Cette posture bienveillante permettrait de meilleures performances et de développer sa créativité selon la logique toute simple de jouer « avec » et non « contre »  l’esprit humain. À lire sur Paperjam.lu

Jurgen Appelo : « Gérer le système, pas les personnes »

Dans cet entretien, Jurgen Appelo l’auteur de « Management 3.0 – Leading Agile Developers, Developing Agile Leaders » revient sur sa conception du management. Pour lui, il s’agit de « gérer un système, pas des personnes ». Ce chef d’entreprise laisse par exemple ses employés décider de la répartition des primes. Mais il rappelle que son livre n’est pas une bible. Ce qui fonctionne dans une entreprise n’est pas garantie dans une autre. Vouloir, pratiquer et essayer, voilà ses mots d’ordre ! À lire sur Blog.octo.com

L’entreprise, espace de développement personnel ?

De plus en plus considérée comme un lieu de développement personnel, l’entreprise « affective » fait la part belle aux egos et à la séduction. Au-delà des savoir-faire techniques, les compétences sont appréciées à l’aune de « l’humain » : faire bonne impression, avoir un visage agréable, savoir gérer son émotivité, arrondir les angles etc. Autant de qualités qui renvoient aux individualités et donc au dépassement de soi. À lire sur Cles.com

Trop « cool » le chef ?

La figure traditionnelle du « petit chef » autoritaire et antipathique s’effrite pour laisser place à des managers plus proches, plus compréhensifs, plus souples. En bref, de véritables coachs. Mais à être trop cool, ne risque-t-on pas de tomber dans l’excès inverse ? Cinq cas de figures et leurs solutions. À lire sur Lexpress.fr

Le paradoxe de la sur-humanisation managériale

Chercheuse au CNRS, Danièle Linhart dans « La comédie humaine au travail – De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale » évoque un paradoxe : les effets pervers de la sur-humanisation au travail. En jouant sur le registre personnel, l’entreprise ne s’adresse plus seulement à des professionnels, mais implique le salarié en tant qu’individu, vidés de leur expertise et plus vulnérables en cas d’échecs. À lire sur Nouvelobs.com

 

#1 Le tour de la question - Rebondir après l’échec
#2 Le tour de la question : la génération Z
#3 Le tour de la question : l’économie collaborative
#4 Le tour de la question : ESS et Ecologie
#5 Le tour de la question : l’esprit start-up
#6 Le tour de la question : l’industrie du futur
#7 Le tour de la question : TEE et croissance verte
#8 Le tour de la question : le bore-out
#9 Le tour de la question : le secteur aéronautique
#10 Le tour de la question : PEPITE et les étudiants-entrepreneurs
#11 Le tour de la question : l'uberisation
#12 Le tour de la question : l'holacratie
#13 Le tour de la question : À quoi peuvent servir les drones ?
#14 Le tour de la question : e-commerce, l'ère de la maturité ?
#15 Le tour de la question : l'innovation publique
#16 Le tour de la question : la troisième révolution industrielle
#17 Le tour de la question : l'entrepreneuriat culturel
#18 Le tour de la question : la robotique
#19 Le tour de la question : le goodvertising
#20 Le tour de la question : les externalités
#21 Le tour de la question : l'agriculture urbaine
#22 Le tour de la question : l'entrepreneuriat féminin
#23 Le tour de la question : le big data
#24 Le tour de la question : les industries créatives
#25 Le tour de la question : la cobotique
#26 Le tour de la question : les contrats à impact social
#27 Le tour de la question : les tiers-lieux
#28 Le tour de la question : la blockchain
#29 : Le tour de la question : le management 3.0