Loin de s’adresser aux seuls malades, une foule d’objets connectés sont conçus à destination de profils variés. Des sportifs qui contrôlent leur fréquence cardiaque aux personnes souhaitant mesurer leur indice de masse corporelle dans le cadre de leur régime, ils sont de plus en plus nombreux à avoir pris le réflexe de s’auto-évaluer. Pour le médecin Nicolas Postel-Vinay, expert en auto-mesure, « les domaines du bien-être, de la santé et des soins s’inscrivent dans un continuum entre normal et pathologique », qui sert par ailleurs la médecine. Les exemples les plus connus ?  Le diabète et l’hypertension qui nécessitent des autocontrôles réguliers, permettant au patient un meilleur suivi et lui évitant des déplacements fréquents à l’hôpital.

Bien que l’e-santé représente un marché attractif, l’environnement réglementaire et le manque de structuration du secteur freine le déploiement des offres. Pourtant, repenser un modèle de parcours de soins 2.0 s’avèrerait bénéfique face au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques et aux déserts médicaux croissants. Pour l’assurance maladie, les économies générées par ces pratiques seraient également non négligeables.

Dans cette filière émergente, reste donc à définir un modèle économique où les différents acteurs – mutuelles, pouvoirs publics, start-up, laboratoires, etc.- s’accordent sur les parcours de soins et travaillent en synergie. Car du côté des utilisateurs, la méconnaissance de ces solutions, la barrière technique de l’utilisation, et les craintes quant à l’usage de leurs données personnelles représentent autant de freins qu’il convient de dépasser. Mais le patient de plus en plus éclairé et exigeant pourrait bien trouver dans ces solutions, une façon de se réapproprier sa santé.

E-santé : 10 tendances à surveiller en 2016

Alors que la filière de l’e-santé est en plein développement, la société finlandaise Futurice publie Healthcare Digital Future. Cette étude cible les différentes tendances à suivre en matière d’e-santé : objets connectés, santé self-service, jeux de sensibilisation ludiques, outils mobiles, etc. Les différentes applications pourraient améliorer l’expérience des patients, mais aussi optimiser la prise en charge. À lire sur Frenchweb.fr

Objets connectés : des gadgets dangereux?

En seulement trois ans, les applications de santé smartphones et tablettes ont augmenté de  1566 %. Considérées  parfois comme des gadgets, les applications n’auraient pas d’impact sur la santé de l’utilisateur mais permettraient une expérience quotidienne enrichie. Au-delà de ces questions, ce qui inquiète concerne d’avantage les risques juridiques et la confidentialité des données personnelles. À lire sur Portail-ie.fr

De la fourchette minceur… aux lentilles de contact pour diabétiques !

Prévention santé pour les uns, outils devenu indispensable pour les autres, il existe déjà de nombreux objets connectés. Le principe ? Ces objets sont munis de capteurs et transmettent l’information ensuite via une application smartphone. Brosses à dent, podomètres, tensiomètres et fourchettes minceur… Quelles sont les attentes des français en matière d’e-santé ? À lire sur Journaldunet.com

Complémentaires santé : vers une prise en charge des solutions e-santé ?

L’univers de la santé se digitalise lentement mais sûrement : bien que ce domaine reste une niche, 51 % des français envisagent d’acheter un objet connecté e-santé. Et si pour le moment, seul AXA a proposé la prise en charge d’un tracker d’activité « Withings », le Conseil National de l’Ordre des Médecins préconise d’avancer dans ce sens. Objets d’évaluation et de prévention, ils pourraient permettre de réduire les coûts liés aux dépenses de santé. À lire sur Généralisation-2016.fr

Un espoir pour les maladies chroniques

Parfois considérées comme de simples gadgets de confort, il convient de distinguer les solutions grand public « fitness » de celles destinées aux malades. Ces dernières peuvent améliorer ou sauver la vie de nombreux patients vivant en zone reculée ou souffrant de maladie chronique. À lire sur Futura-sciences.com

« France eHealth Tech », l’association des start-up de la filière

Crée par 59 start-up, l’association France eHealth Tech se donne pour mission de structurer la filière et de faire émerger de nouvelles pratiques. Leur rôle ? Promouvoir et représenter le secteur auprès des pouvoirs publics et des différents partenaires, devenir un réseau de partage d’expériences et assurer le dialogue entre les différentes associations et institutions. À lire sur Usine-digitale.fr

La santé connectée en chiffres

En 2016, la DGE dresse un état des lieux dans une étude laissant présager de beaux jours pour la filière. On y apprend notamment que le marché potentiel de l’e-santé représente entre 2,2 et 3 milliards d’euros par an en France ou encore, que 59 % des français estiment que les objets de santé connectés sont trop couteux. À lire sur Frenchweb.fr

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