Récup’, réparation, remise en état : on ne compte plus les entreprises ou les tiers-lieux qui à l’heure du tout jetable, redonnent un second souffle à nos smartphones, tablettes ou PC. C’est la promesse de Save, anciennement Save My Smartphone qui a décidé d’étendre son offre à tous les objets connectés. À la tête de cette start-up, Damien Morin, 24 ans qui s’amuse depuis qu’il a 12 ans à démonter et réparer les ordinateurs de son père informaticien. Depuis sa première boutique en 2013 lorsqu’il était encore étudiant, le jeune homme a multiplié les points de vente sur tout le territoire français et dans quatre autres pays.

La start-up qui se démarque sur le marché de la réparation

Ne parlez surtout pas de réparateurs ou de vendeurs chez Save, mais plutôt de sauveteurs ! En positionnant son offre autours de trois grandes valeurs – le prix, la rapidité d’intervention et la qualité de service-, Save entend bien satisfaire des clients exigeants. Remplacer la vitre de son smartphone en 20 minutes ? C’est possible, dans la centaine de corners rouges et blancs Save implantés en France, dans les grands centres commerciaux. Et si vous n’avez pas le temps de vous déplacer, Save vous envoie un coursier pour récupérer votre appareil, et vous le livre réparé dans les deux heures qui suivent.

L’obsolescence programmée, cheval de bataille de Save

Le projet de Damien Morin est clair : « Nous construisons une boite qui résistera aux iPhone et aux ordinateurs portables, demain le client nous sollicitera pour qu’on répare sa machine à laver. Aujourd’hui nous remercions nos investisseurs mais demain ce sont nos investisseurs qui nous remercierons, car nous allons devenir la plus grosse boite de leur portefeuille ». Et il faut croire que le CEO a eu du flair : avec plus de 1,3 milliard de smartphones vendus dans le monde en 2014 et 12 % de casse par an, le marché de la réparation a de beaux jours devant lui.

Une ascension fulgurante

Save a le vent en poupe, avec 124 points de vente, 367 collaborateurs, entre 1 million et 2 millions de CA mensuel et une présence dans pas moins de cinq pays (France, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni et Suède). Créée en 2013, la société a annoncé fin 2015 une levée de fonds de 15 millions d’euros auprès des fonds d’investissements Idinvest Partners et 360 Capital Partners mais aussi de business angels dont Xavier Niel. De quoi réjouir le CEO de Save qui a l’ambition de devenir le numéro 1 de la réparation d’objets connectés dans le monde.

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