En mai dernier, des musiciens bretons ont été embarqués dans une tournée inédite à travers six villes des États-Unis. "La plupart des spectateurs découvraient la Bretagne à cette occasion", souligne Charles Kergaravat.

Le fondateur de l'association Breizh Amerika, né à Manhattan de parents bretons, vice-président de la société de services financiers BGC Partners, est convaincu que la culture est un bon vecteur de développement économique. "Les américains sont curieux, et découvrir la culture bretonne leur donnait envie d'en savoir plus, par exemple sur la gastronomie".

Breizh Amerika organise ou parraine des projets interculturels et, en fonction des événements, y associe des partenaires économiques bretons. Armor Lux, par exemple, a participé à la dernière tournée américaine.

De la Bretagne à l'international

Breizh Amerika publie aussi sur son site des articles en anglais sur les atouts de la Bretagne. "C'est un territoire très dynamique, mais quasiment personne ne parle de ce qu'il s'y passe, et encore moins en anglais". Pourtant, l'investissement américain en Bretagne n'est pas négligeable : en juillet 2013, cela représentait près de 17 000 emplois selon l'observatoire Invest in Bretagne.

En janvier prochain, l'association va lancer un concours de startups pour permettre aux gagnants d'aller démarcher aux États-Unis et de franchir un palier. "Beaucoup ont l'impression que pour réussir, il faut partir de la Bretagne – ou de la province en général – et s'installer à Paris, mais il est aussi possible de viser directement l'international !"

En savoir plus : http://www.breizh-amerika.com/