85 - Ecopresto, qui a mis en place une plateforme de dropshipping généraliste, veut accélérer son développement. « Nous travaillons sur une nouvelle levée de fonds d’un montant compris entre 280 et 300 k€. Sa finalisation est en cours », explique Stéphane Poirier, co-fondateur d’Ecopresto avec Jean-Baptiste Pichon. Début 2014, la PME yonnaise avait levé 285 k€ en love-money (voir La Lettre API du 24/01/2014). La plateforme Ecopresto s’appuie sur le concept du dropshipping, en vogue aux Etats-Unis. Il s’agit d’un modèle économique, qui consiste à vendre un produit, acheté a posteriori auprès d’une plateforme, et à le faire livrer directement chez son client. 

150 e-commerçants, 50 fournisseurs
La plateforme fonctionne comme une centrale d’achats virtuelle généraliste. Elle se connecte au catalogue des industriels, y récupère différentes informations sur les produits, les re-qualifie et les pousse directement sur les sites des e-commerçants. « Nous regroupons une cinquantaine de fournisseurs européens pour 200 marques et 40 000 références de produits : de la décoration, du mobilier, des objets de la vie quotidienne, des produits pour les motos… » 150 e-commerçants sont aujourd’hui clients d’Ecopresto. Aux fournisseurs comme aux commerçants, Ecopresto donne accès à sa plateforme via un abonnement, et se rémunère sur certaines ventes. « En 2013, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 130 k€. Nous devrions atteindre les 250 k€ en 2014. » 

Des recrutements
Sur 2015, l’entreprise veut accélérer son développement, notamment à l’échelle européenne, et cible un nouveau potentiel de marché. « En plus des e-commerçants, nous voyons émaner une demande de commerces physiques qui veulent booster leurs ventes sur Internet par le dropshipping. » Installée depuis le printemps au pôle numérique de la Roche-sur-Yon, Ecopresto (5 salariés) prévoit de recruter deux à trois personnes en 2015 sur des profils techniques et commerciaux. La PME est soutenue depuis l’été par Bpifrance.