22 - Depuis six mois, Nanovia, le fabricant de consommables pour l'impression 3D, vient d’étoffer sa gamme de filaments de cinq références basées sur des bio-composites. Pour y parvenir, la startup de Louargat s’est associée au plateau Compositic de l’Université de Bretagne sud, à Elixance et SMM technologies. Deux années de R&D ont été nécessaires avant ce transfert de technologies. Nanovia est chargée de la fabrication et de la commercialisation de ces produits bio-sourcés et biodégradables. « Dans les filaments en bio-composites, nous avons l’Istroflex à base de coquilles d’huîtres. Comme le PLA renforcé en fibres de lin, l’Istroflex est certifié sans perturbateur endocrinien. Il n’engendre donc aucune modification sur le métabolisme », explique Jacques Pelleter, le dirigeant de Nanovia, chimiste de formation. Cela ouvre donc leur utilisation finale pour des secteurs variés comme les prothèses médicales, les jouets ou le matériel pédagogique. 

250 k€ d’investissements
Avec ces filaments flexibles et élastiques conditionnés en bobines, Nanovia cible les distributeurs de matériaux pour impression 3D mais aussi les industriels du design. « Les industriels du moule sont aussi un axe de développement », indique le dirigeant qui sera présent au salon JEC World 2016 (Paris) afin de prospecter à l’export. Pour lancer cette activité, Nanovia a mobilisé environ 250 k€, notamment dans l’acquisition d’une ligne d’extrusion fine. Nanovia est une spin-off de Capivia. Reprise par Jacques Pelleter, la PME est spécialisée dans la formulation dans l’eau, la fabrication et la commercialisation de produits d’hygiène et de traitement. L’ensemble emploie cinq salariés, dont deux dédiés à Nanovia, pour un chiffre d’affaires de 600 k€.